Le plus grand défi des dirigeants : comment préserver la santé mentale de ses salariés – un nouvel enjeu stratégique pour les entreprises ?

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Le plus grand défi des dirigeants : comment préserver la santé mentale de ses salariés – un nouvel enjeu stratégique pour les entreprises ?

par - Alan Caugant, CEO SUPERHUMAIN™

Les entreprises parlent plus que jamais de la santé mentale de leurs employés. En fait, selon Deloitte, 98 % des PDG interrogés ont déclaré que la santé mentale et le bien-être des employés continueront d’être une priorité même en sortie de pandémie.

Pourtant, dans un récent sondage de McKinsey, alors que 65 % des employeurs ont déclaré qu’ils soutenaient bien ou très bien la santé mentale de leurs employés, seuls 51 % des employés étaient de cet avis. D’autres études font état d’écarts encore plus importants. Ces écarts se reflètent dans le faible taux d’utilisation des solutions traditionnelles en matière de santé mentale au sein des entreprises et dans le sentiment permanent que les besoins en santé mentale du personnel ne sont pas satisfaits, comme le suggèrent des données et des anecdotes plus générales.

Pour diverses raisons, le soutien et les ressources en matière de santé mentale offerts par les entreprises européennes ne répondent pas adéquatement aux besoins du personnel. Alors que les organisations se réjouissent à l’idée de sortir de la pandémie et de « revenir à la normale », nous devons reconnaître que cette pandémie aura laissé des traces au niveau des collaborateurs.

En fait, les employés auront plus que jamais besoin d’un soutien en matière de santé mentale. Entre le traitement de l’isolement, des traumatismes et des décès de proches subis lors de l’année écoulée et la préparation d’un retour au travail dans un avenir incertain, les employés – et leurs organisations – pourront avoir besoin de nouveaux outils et de nouvelles ressources pour les guider.

Les personnes épuisées sont incapables de participer pleinement à la vie de leur entreprise. Ils risquent d’impacter les performances de leur équipe et de l’organisation tout en détériorant par ailleurs, leur santé mentale. Le coût humain est de ce fait, élevé. Les organisations peuvent et doivent aider ces personnes épuisées à développer leurs compétences psychologiques et émotionnelles vers une certaine résilience mentale.

Le Rôle de l’Entreprise dans la Santé Mentale au Travail

Notre santé mentale n’est pas un tout ou rien. Nous pouvons évoluer le long d’un spectre allant d’un niveau de bien-être inférieur – où nous nous sentons tendus, à un niveau supérieur – où nous nous sentons totalement épanouis. Nous considérons que l’ensemble de la population active se situe sur cette courbe de bien-être. À l’extrémité supérieure, une personne est très performante. À l’extrémité inférieure, elle devient moins épanouie, épuisée. Entre les deux, dans le « ventre mou », la plupart des gens (55%) s’épuisent à petit feu.

Dans ce contexte, les employeurs jouent également un rôle, aussi bien favorable que défavorable.

workplace factors negatively affected mental health

Certains facteurs liés au lieu de travail ont un impact négatif sur la santé mentale de vos employés.

La façon dont nous travaillons n’est pas viable, et elle nuit à notre santé mentale. Jusqu’à récemment, la conversation était principalement centrée sur les problèmes de santé mentale préexistants et les stigmates qui y sont associés. De plus en plus, l’accent est mis sur les effets du travail sur la santé mentale de chacun.

Dans la même étude de McKinsey, 84 % des personnes interrogées ont signalé au moins un facteur lié au lieu de travail qui a eu un impact négatif sur leur santé mentale. Les jeunes travailleurs et les membres de groupes sous-représentés étaient encore plus touchés. Si l’on considère l’ensemble des répondants, le facteur le plus courant est le travail émotionnellement épuisant (par exemple, stressant, accablant, ennuyeux ou monotone), qui s’est également aggravé depuis la pandémie. Ce facteur est suivi de près par l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Les autres facteurs liés au lieu de travail qui se sont le plus aggravés depuis la pandémie sont les mauvaises pratiques de communication et le faible sentiment de d’appartenance / de connexion ou de soutien de la part des collègues ou de leur manager direct, ce qui n’est peut-être pas surprenant dans le cas d’un personnel interagissant principalement virtuellement. Le workaholisme qui caractérise une grande partie de la culture européenne n’a été qu’exacerbé par les défis de la pandémie, entraînant une augmentation de l’épuisement des employés.

Les entreprises s’impliquent davantage dans la santé mentale de leurs employés – du moins par obligation.

Les entreprises investissent enfin davantage dans le soutien à la santé mentale par nécessité, mais elles n’ont pas encore réussi à opérer un véritable changement de culture. Nos répondants ont noté que la disponibilité de nombreuses ressources offertes par les employeurs a augmenté depuis la pandémie, y compris des congés payés supplémentaires, des ateliers « Bien-être » au travail consacrés à la sophrologie, à la méditation de pleine conscience, au yoga, au sport, à la nutrition, à la naturopathie et des formations sur la gestion des émotions.

Cela met en évidence également un contraste entre ce que les employés revendiquent et ce que les employeurs proposent, qui sont souvent des solutions temporaires, voir un « pansement sur ce syndrome d’épuisement ». En fait, la « ressource » la plus souhaitée par les répondants (31 %) est une culture plus ouverte en matière de santé mentale.

L’heure est venue de recadrer la stratégie des entreprises en matière de bien-être.

La bonne nouvelle, c’est que les organisations reconnaissent aujourd’hui les besoins de ceux qui dépérissent ou qui ont des problèmes graves de santé mentale, et beaucoup sont prêtes à repenser la façon dont elles abordent ce problème.

Heureusement, il existe plusieurs facteurs sur lesquels les organisations peuvent agir pour réduire la souffrance tout en favorisant un plus grand bien-être des collaborateurs.

La prévention de l’épuisement professionnel passe par des actions pour repérer les situations à risques et les traiter. Il s’agit aussi pour l’employeur d’améliorer la qualité de vie au travail. Pour cela, il doit :
• Organiser une évaluation régulière des risques spécifiques aux différents services ou métiers de l’entreprise ;
• Evaluer la charge de travail, les urgences, les contraintes de temps et prévoir des modes de régulation limitant la surcharge dans la durée ;
• Travailler sur les méthodes de management afin de donner des marges de manœuvre au salarié et permettre la détection des signaux faibles ;
• Développer des formes diversifiées de reconnaissance au travail (financière, statutaire, etc.) ;
• Mettre à disposition des salariés toute l’information nécessaire sur l’épuisement (ou burn out) et les mesures préventives ;
• Mobiliser la médecine du travail et des expertises externes ;
• Mettre en place des dispositifs de prévention pluri-disciplinaires et adaptés aux besoins des salariés.

Plus ces actions sont réalisées en amont et réévaluées régulièrement et plus la qualité de vie au travail s’améliore et le risque d’épuisement professionnel se réduit. Et s’il n’existe pas de recette miracle pour éviter l’épuisement professionnel, chaque entreprise dispose de marges de manœuvre pour que chaque salarié s’épanouisse dans son travail tout en restant en bonne santé.

Ce recadrage du rôle de l’entreprise s’aligne sur les conclusions d’un sommet de 2018 sur la santé mentale au travail selon lesquelles l’obligation des employeurs envers les employés « doit d’abord commencer par la prévention – en se concentrant sur les facteurs de risques psychosociaux et en renforçant les facteurs de protection sur le lieu de travail qui sont sous la responsabilité de l’employeur. »

Ces changements, ainsi qu’une plus grande attention portée à une culture du bien-être moral et psychologique, ont le potentiel de modifier la trajectoire de la santé mentale de vos collaborateurs.

Building Mental Resilience in Your Team

Neuroleadership SUPERHUMAIN – Développer la Résilience Mentale de votre équipe

Les employeurs doivent cesser de voir la santé mentale comme un défi individuel pour en faire une priorité collective. Compte tenu de tous les facteurs en jeu dans le milieu de travail, les entreprises ne peuvent plus compartimenter la santé mentale comme étant la responsabilité d’un individu qui doit s’en occuper seul par le biais de l’autogestion de sa santé, de journées de santé mentale ou d’avantages sociaux. Pour réussir, un changement de culture exige une approche à la fois descendante et ascendante. Voici ce qu’ils doivent fournir pour faire de réels progrès.

Nous savons, grâce à notre expérience auprès des clients SUPERHUMAIN, que le neuroleadership coaching est très efficace pour aider à l’épanouissement individuel et au bien-être collectif.

Le développement professionnel s’intéresse à la montée en compétences et en responsabilité d’un collaborateur, sur la base de son expérience et de ses souhaits de carrière et en l’y accompagnant via de la formation et/ou des programmes de coaching professionnel personnalisé.
En ce sens, le développement professionnel, axé sur une carrière épanouie, participe à l’épanouissement professionnel global d’une personne.

Et donc à son bien-être au travail. L’ennui, la frustration, une mauvaise adéquation entre les compétences d’un collaborateur et sa fiche de poste sont générateurs de vraie souffrance au travail. Pour l’éviter et favoriser l’épanouissement professionnel, il s’agit de faire régulièrement le bilan avec les collaborateurs, d’identifier les points de blocage comme de progression, pour leur donner l’opportunité de maximiser leur potentiel.

La formation, le coaching professionnel en neuroleadership apparaissent comme des outils-clés au service du développement professionnel.
Autrement dit, un talent management réussi. Tout simplement parce qu’un collaborateur bien à sa place sera plus performant et plus épanoui.
Par nature personnalisé et dédié au développement professionnel de chacun, le coaching acquiert ici toutes ses lettres de noblesse et s’impose comme un investissement plus que rentable pour les entreprises qui misent sur l’épanouissement professionnel de leurs salariés.

Les cadres dirigeants doivent considérer la santé mentale de leurs collaborateurs comme une priorité organisationnelle, avec la mise de points réguliers avec à l’appui des sondages réguliers et l’élaboration de plan d’actions pour corriger si nécessaire la trajectoire. Le besoin de réorganisation et d’adaptation des conditions de travail des salariés a offert une nouvelle dimension à la fonction RH, sur les questions de la qualité de vie au travail et notamment sur l’instauration d’une politique liée au bien-être. Cette responsabilité doit être également partagée avec les cadres dirigeants. Ces derniers doivent servir d’alliés dans cette démarche en partageant leur vulnérabilité, leurs expériences personnelles afin de favoriser un environnement de transparence et d’ouverture dans lequel chaque collaborateur peut s’exprimer sans tabou.

Les organisations doivent former les managers, leurs cadres dirigeants et tous les collaborateurs pour les aider à comprendre et mieux naviguer dans ce nouveau monde du travail. Un investissement sur le long terme puisque, des salariés heureux impactent positivement l’économie de l’organisation car moins stressés et plus productifs.

De l’évaluation de l’état d’esprit de leurs collaborateurs à la possibilité de leur offrir un espace d’expression et d’écoute confidentiel et personnalisé, les entreprises doivent prendre les devants pour éviter une deuxième crise sociale. Une manière de démocratiser ce sujet considéré comme tabou et problématique en entreprise.

La réalité est que, en tant que responsable d’une organisation, vous serez susceptible d’être confronté(e) un jour à une problématique de santé mentale de l’un de vos collaborateurs (potentiellement lorsque ces derniers reviendront sur le lieu de travail). C’est juste un fait, et vous devez donc y réfléchir de manière proactive. Et si nous sommes proactifs à ce sujet au travail et si nous créons une atmosphère bienveillante et humaine où nous pouvons parler de « comment normaliser le sujet de la santé mentale au sein de l’entreprise ? Comment pouvons-nous développer la résilience ? Comment pouvons-nous prévenir l’épuisement professionnel ? » – et pas seulement « que faisons-nous une fois qu’un collaborateur est épuisé ? — alors, définitivement, nous serons dans une meilleure posture en termes de bien-être et de santé mentale au travail.

Les changements sociétaux majeurs que nous vivons, sont en train de modifier les cultures d’entreprise et les perceptions des employés en matière de santé mentale. Bien que les employeurs aient commencé à s’intéresser davantage à cette problématique, les employés ont, à juste titre, accru leurs attentes. L’avenir de la santé mentale au travail exige un changement de culture – avec plus de vulnérabilité, de compassion et des méthodes de travail adaptées à ce nouveau monde.

Il faut espérer que nous pourrons aller le plus loin possible dans la réflexion et reconnaître que la santé mentale fait partie des objectifs d’une entreprise, tout comme la santé financière de cette dernière. Il n’y a pas de santé financière sans santé mentale. L’existence d’une politique RH en faveur du bien-être et de la santé mentale de ses collaborateurs pourrait devenir un critère dans le choix d’un employeur.

Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde – Gandhi

C’est pourquoi, au sein de SUPERHUMAIN, nous espérons que les entreprises n’attendront pas la prochaine vague pour aborder ce sujet. Nous avons laissé passer trop d’années, trop de générations, à attendre que des crises se produisent pour nous enseigner : « OK, maintenant nous devons relever nos manches et adresser ces défis notamment en matière de santé mentale». Et nous pensons que l’opportunité est devant nous parce que nous avons l’attention du public, nous avons l’attention des médias, nous avons l’attention des décideurs politiques. Nous devons en tirer parti et provoquer le changement dès maintenant, car c’est l’occasion unique qui nous est offerte.

Vous envisagez un Coaching et/ou une Formation en Neuroleadership SUPERHUMAIN ?

SUPERHUMAIN accompagne les dirigeants, managers et collaborateurs à travers des programmes de coaching et de formations personnalisés afin de les soutenir dans leur développement professionnel.
Grâce aux apports récents des neurosciences, nous pouvons analyser plus finement vos problématiques et mettre sur pieds des stratégies de réponse adaptées et efficaces afin de vous rendre plus épanoui, engagé et performant, tant sur le plan individuel que collectif. Vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez nous contacter dès maintenant.