Cultiver l’Intelligence Emotionnelle en Entreprise : Une des clés pour devenir SUPERHUMAIN™?

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par - Alan Caugant, CEO SUPERHUMAIN™

 ‘Ne montre pas tes émotions sois fort!’ est une injonction parentale classique que l’on m’a enseigné dans mon éducation.

Sauf que j’ai découvert lors de mes débuts comme leader, que nos émotions, nous en avons besoin en permanence ; c’est elle qui nous permet de fuir lorsqu’un danger se présente, c’est elle qui nous met en joie lorsque l’on reçoit une promotion… En latin, émotion vient de ex-movere, ce qui veut dire littéralement bouger en dehors. Elle nous met en mouvement et en relation. D’ailleurs, il est intéressant d’observer que le Forum Economique Mondial a évoqué cela. Les prévisions montrent que d’ici 2020 le top 10 des compétences demandées par les organisations sera de « se coordonner avec les autres, manager les personnes… et l’intelligence émotionnelle ». Mais qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle, et surtout comment la développer en entreprise ?

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ?

L’intelligence émotionnelle a été définie par deux psychologues américains Peter Salovey et Jack Meyer comme étant “l’habilité à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres”.

De manière plus concrète, il est possible de définir, de résumer la notion d’intelligence émotionnelle à travers quatre grands axes majeurs, à savoir :

  • La conscience personnelle : elle permet de distinguer ses propres émotions et, par extension, de les comprendre et les assimiler ;
  • L’empathie : elle fonctionne sur le même principe que la conscience personnelle mais en identifiant les émotions des autres. L’empathie vous permettra notamment de prendre certaines décisions en tenant compte des émotions d’autrui ;
  • La maîtrise personnelle : elle vous permettra, après avoir compris vos émotions, à les maîtriser et les contrôler ;
  • La maîtrise des relations : elle vous permet de construire des liens sociaux, des relations avec les autres, et de les faire perdurer.

 

À chaque instant, il vous faut prendre le recul nécessaire pour analyser l’émotion de vos collaborateurs, et être dans le questionnement et l’échange, plutôt que dans la réaction immédiate, épidermique.

L’intelligence Emotionnelle au service du Management humain…

Avant tout, la mise en œuvre (d’une culture (d’intelligence) émotionnelle doit se faire à tous les niveaux de l’organisation, la mission de la direction générale est de la respecter et de la stimuler. Les leaders sont souvent insuffisamment conscients de l’influence qu’ils ont dans la création d’une culture émotionnelle. Et notamment par leur exemplarité « ne sous estimez pas l’importance qu’à le fait de montrer quotidiennement l’exemple ». De grands et symboliques gestes émotionnels sont percutants seulement s’ils sont en phase avec le comportement quotidien. Le comportement façonne la culture émotionnelle interne et notamment celle des supérieurs hiérarchiques.

Enfin, il est important aussi de lier la culture émotionnelle aux opérations et processus dans les systèmes de gestion humaine et de performance. Lors de nos accompagnements en entreprise, nous avons incorporé la culture du plaisir au bilan annuel c’est-à-dire, l’aptitude de chaque employé à intégrer le plaisir au sein de son environnement de travail et une évaluation régulière mesurant les comportements de soutien de l’ensemble de l’organisation dans cette approche, tels que le fait d’être humain, ouvert, accueillant, accessible, positif.

 

Il est important, pour ma part, que les organisations possèdent une pulsation émotionnelle et que les managers doivent la suivre de près pour motiver leurs équipes et atteindre leurs objectifs. La culture émotionnelle se forme par la manière dont tous les employés – des plus hauts échelons aux premières lignes – se comportent jours après jours. Mais il revient aux leaders expérimentés d’établir quelles émotions aideront l’organisation à prospérer, d’exprimer leurs émotions, et de récompenser les autres de l’avoir fait. Les entreprises où ils mettent cela en place ont beaucoup à y gagner.

L’intelligence émotionnelle est, de fait, vectrice de réussite et de performance professionnelle. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, nous parlons de compétences émotionnelles comme autant d’applications et de capacités dont un collaborateur fait preuve dans son travail, variant selon son QE initial et les exigences de son métier. Il a été prouvé que dans l’absolu, ceux qui la possèdent, dans ses différentes composantes, réussissent mieux individuellement et que les groupes de travail sont plus productifs, efficaces et performants collectivement quand elle y est présente. Elles sont particulièrement utiles à l’entreprise, à l’ère des travailleurs de la connaissance, dont l’unité de travail est désormais l’équipe, et dont l’excellence et la performance se mesure grâce au QI collectif. Et la bonne nouvelle, c’est que  le développement de ces compétences managériales est aujourd’hui possible. Alors, pour que cette intelligence émotionnelle et ses compétences associées puisse s’exprimer, encore faut-il que la culture émotionnelle régnant dans l’entreprise la reconnaisse, l’autorise, la valorise et la développe. On pourrait penser qu’à priori, plus les gens sont intelligents émotionnellement, plus ils le sont collectivement.

D’ailleurs c’est autant la somme des comportements individuels et collectifs qui façonnent la culture émotionnelle, que cette dernière qui les modèle. Mais au départ de tout ce processus, il y a, en premier lieu, le rapport que nous entretenons individuellement avec nos émotions, la connaissance que nous en avons, la conscience que nous avons de notre intériorité. Et puisque l’intelligence émotionnelle en entreprise s’apprend et que la culture émotionnelle est tributaire en partie des comportements internes, comment le coaching en neuroleadership peut-il aider individuellement et collectivement à une meilleure conscience et maitrise des émotions pour contribuer au développement de la performance en entreprise ?

Le coaching en neuroleadership, une méthode d’accompagnement adaptée au développement de l’intelligence émotionnelle en entreprise :

Comme évoqué précédemment, l’interaction entre nos émotions, nos pensées et notre raison permet l’expression de l’intelligence humaine et donne naissance à notre vie intérieure.

Nous pouvons observer chez SUPERHUMAIN que les accompagnements en neuroleadership réalisés ces derniers mois, ont été l’occasion d’examiner que c’est souvent une insatisfaction au présent : un mal-être, une souffrance et bien souvent dans le cadre de professionnel, qui motive le démarrage de ce processus.

Derrière des demandes comme : développer son leadership face au changement ou apprendre à gérer des conflits, se cachent des états émotionnels qu’il convient au coach en neuroleadership d’accueillir. Alors notre premier rôle sera de repérer les émotions de notre coaché et de les lui faire verbaliser par des questionnements, comme : “Quand vous me dites (…), comment vous sentez-vous (…) ? Que ressentez-vous (…) ?

Nos sentiments sont nos chemins les plus authentiques vers la connaissanceAudrey Lorde

Notre but est de faire évaluer l’importance et l’intensité de ou des émotions par notre coaché afin qu’il en prenne conscience. C’est une fois que la tension et la décharge émotionnelle exprimées, que le soulagement peut survenir. Ce dernier état est recherché par le coach en ce qu’il permet la naissance d’un renouveau chez le client. Si le coaching s’effectue au profit de la construction d’un futur souhaitable défini par le bénéficiaire, alors il est important d’explorer contextuellement l’émotion.

Une fois l’émotion verbalisée, et le contexte clarifié, l’objectif du coach sera alors d’accompagner le client vers la compréhension des pensées et comportements associés, afin d’en comprendre les causes, les besoins associés, les valeurs touchées, les drivers mobilisés.

Dans cette optique, travailler sur ses émotions peut amener à revoir certains biais cognitifs, à nourrir plus fréquemment certaines valeurs et besoins associés, parfois à poser des limites, et travailler sur ses propres parasitages. Nous l’avons vu, la non-satisfaction d’un besoin affectif, relationnel, intellectuel, spirituel en entreprise, peut créer des émotions preneuses d’énergies comme la colère, ou la tristesse. Idem, une culture émotionnelle d’entreprise qui prône des valeurs comme l’exigence, de la performance sans l’aspect humaniste, peuvent générer de la peur chez un individu.

Comme vous pouvez le constater ; pour que le développement de votre intelligence émotionnelle soit efficace, il faut qu’elle commence par vous-même. Vous ne pouvez pas améliorer le bien-être, l’épanouissement et le sentiment de soi d’autres personnes sans comprendre d’abord comment vous fonctionnez sur le plan cérébral et émotionnel. Il est certain que l’intelligence émotionnelle a un impact positif sur plusieurs aspects comme la productivité, la gestion, la cohésion d’équipe et le bonheur au travail. Vos collaborateurs seront ravis de voir que vous êtes SUPERHUMAIN™ et que vous avez la capacité d’exprimer ce qui vous tient à cœur. La condition sine-qua-none est le respect de chacun pour un bien-être collectif.

L’exemplarité n’est pas une façon d’influencer les autres. C’est la seule. – Albert Schweitzer